Surélévation à l’av. d’Aïre : recours des locataires

  • , actualisé le
  • par Nicolas

Une demande de surélévation de deux étages, de la barre des immeubles de l’Avenue d’Aïre, allées 46, 48, 50, 52, 54 et 56, a été déposée auprès du Département de l’Aménagement, du Logement et de l’Energie (DALE). Pour s’opposer à cette construction, un collectif de locataires s’est constitué en été 2015.

Les habitants invoquent que cette autorisation a été donnée

  • en dérogation et en violation des articles 11 LCI et 43 LDTR,
  • sans consultation des habitants et des commerçants des allées 46/48/50/54/56 par les propriétaires ainsi que le préconise la loi (LDTR) sur les démolitions, transformations et rénovations des maisons d’habitation,
  • et qu’elle ne respecte pas la hauteur de construction autorisée en 3ème zone de développement (LCI)

Pour assurer sa défense, le Groupement des habitants organise une réunion

mercredi 28 juin à 20h
à la Maison de Quartier de St Jean
8 Chemin François Furet (couverture des voies)

Voir en pièce jointe ci-dessous le tract distribué aux habitants en vue de la réunion du 28 juin.

L’immeuble du 46 à 56 de l’av. d’Aïre

Suite à son intervention lors de la séance du Grand Conseil du 17 mars 2017, Les locataires ont écrit à M. Antonio Hodgers, Conseiller d’Etat en charge du département de l’aménagement, du logement et de l’énergie (DALE).
Ils estiment en effet que celui-ci s’est trompé en déclarant que l’autorisation de surélévation est acquise, et rappellent les raisons qui leur font demander le refus de la construction de deux étages supplémentaires sur leur immeuble.

Voici la copie de cette lettre, qui a été affichée dans les allées 46 à 56 de l’av. d’Aïre.

2017 03 29 Lettre des locataires à A. Hodgers

cliquer sur l’image pour l’agrandir


Entre décembre 2015 et octobre 2016, la commission des pétitions du Grand Conseil s’est penchée sur cette question. Après avoir auditionné les pétitionnaires ainsi que deux représentants du Département de l’aménagement, du logement et de l’énergie, la commission
« a majoritairement considéré que la politique de construire la ville en ville était prioritaire. Elle considère d’autre part que de l’immeuble en question n’est pas dans une zone sur-densifiée et que sa situation a de nombreux avantages en termes de proximité des commerces et des transports publics. Enfin, l’immeuble pourrait bénéficier de travaux qui donneront sans doute l’occasion d’améliorer sa condition générale.
La commission a donc voté en faveur du dépôt* de cette pétition. »

(* c’est à dire qu’elle a été jugée intéressante, mais que les autorités ne lui donneront pas d’autre suite)

(Pour plus de détails, voir le rapport de la commission sur le site de l’Etat)

Il appartient maintenant au Grand Conseil de se prononcer. Ce point était à l’ordre du jour de sa séance du 15 décembre 2016, mais n’a pu être traité, et se trouve donc reporté en janvier 2017.

 NON à ce projet

Une demande de surélévation de deux étages, de l’ensemble du bâtiment des allées 46 à 56 de l’Avenue d’Aïre, a été déposée auprès du Département de l’Aménagement, du Logement et de l’Energie : DD 107’092 – Architectes AS-DZ

Exception faite du No 52, les locataires n’ont été ni avisés ni consultés ainsi que le préconise la LDTR.

Réunis en assemblée le 25 août 2015, et constitués en association, les habitants sont opposés à ce projet. Ils ont lancé une pétition adressée au Grand Conseil demandant de refuser cette requête, conformément au préavis défavorable émis par la Ville de Genève le 25 septembre 2014.

Pour les motifs suivants :
- La hauteur du bâtiment, qui sera de 32 mètres et de 11 niveaux
- Son gabarit, plus élevé que les immeubles alentours et que ceux du nouveau Plan Localisé du Quartier des Eidguenots
- L’ossature du bâtiment et ses fondations ancrées sur un terrain fragilisé :
Le tunnel du Furet qui est en demande d’élargissement pour le relier au CEVA
- Les risques fortement accrus en cas d’incendie et de séisme
- Le mépris de la sécurité des habitants
- Les préjudices des travaux, lourds et de longue durée, qui s’ajouteront aux nuisances sonores et polluantes subies par les locataires conséquemment au trafic routier de l’avenue et de la ligne ferroviaire qui relie la gare à l’aéroport
- L’insuffisance des équipements : ascenseurs, galetas, caves, buanderies, locaux à vélos et poussettes, garages, parkings autos et motos
- La construction de nouveaux logements, aux loyers élevés, qui ne répondent pas aux attentes ni aux besoins prépondérants de la population
- La dégradation de notre environnement, de nos conditions de vie et de notre habitat
- La densification et l’urbanisation très élevées du quartier des Charmilles

Voir dans les documents ci-joints le communiqué de presse et le texte de la pétition.


Article paru dans la Tribune de Genève | Jeudi 27 août 2015 | TH.M. | page 22

 Surélévation

Les habitants contre le projet de l’av. d’Aïre

 
Il y a de cela une année, la Ville de Genève a émis un préavis défavorable concernant le projet de surélévation de l’ensemble du bâtiment des allées 46 à 56 de l’avenue d’Aïre. Les habitants s’opposent à leur tour à ce projet. Ils viennent de se constituer en association et ont lancé une pétition adressée au Grand Conseil, dans laquelle ils demandent au Conseil d’État de refuser l’autorisation de construire, en raison notamment d’une densification et d’une urbanisation déjà très élevées du quartier des Charmilles.

Surélévation_Aïre_TDG_27-08-2015_p22
Surélévation Saint-Jean | Tribune de Genève | Jeudi 27 août 2015 | TH.M. | page 22

Article paru sur le site "Le Courrier" | Jeudi 27 août 2015 | Marie Durand

 Des locataires s’opposent à une surélévation

CHARMILLES

• Le recours est prêt. Au bout de l’avenue d’Aïre, en face du cycle de Cayla, se trouve une barre d’immeuble de huit étages sur laquelle est prévu un projet de surélévation qui suscite la colère de ses locataires. Regroupés en association, ces derniers ont lancé une pétition adressée au Grand Conseil. Leur objectif : que le Conseil d’Etat refuse l’autorisation de construire, conformément au préavis défavorable de la Ville de Genève.

Lire l’article en entier : http://www.lecourrier.ch/node/132235

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Documents joints