Quelles solutions pour le pont de la Jonction ? Compte-rendu du forum du 12 juin 2019

  • , actualisé le
  • par Nicolas

 Présentation des solutions possibles

Les différentes possibilités sont présentées en allant de la plus simple et plus rapide à mettre en oeuvre à celle qui demanderait le plus de temps et de moyens.

 1. Maintien de la barrière mise en place

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Alain Dubois rappelle que cette option ne doit pas être oubliée. Même si elle n’est défendue que par une minorité, elle a ses partisans, et aurait l’avantage de ne nécessiter aucune démarche ou dépense supplémentaires.

 2. & 3. Ouverture de fenêtres dans certains modules de la barrière

Rémy Pagani déclare tout d’abord qu’il est heureux de cette rencontre qui permet de chercher ensemble des solutions. S’il ne peut organiser de consultation sur tous les projets menés par son département (tout simplement en raison de leur nombre), il rappelle qu’il demeure toujours à l’écoute des réactions de la population et ouvert au dialogue, car il ne fait pas de projets sans les gens.

Il a donc commencé à chercher des pistes d’amélioration dès que lui sont parvenues les critiques concernant la barrière mise en place. Lors de la soirée publique d’octobre dernier, un premier module de barrière modifié avait été présenté aux habitants. Ses services ont poursuivi leur travail, et finalement, ce sont deux variantes, l’une avec trois et l’autre avec six fenêtres, qui ont été mises en place sur le pont au mois de mai, afin que chacun·e puisse se rendre compte sur place du résultat obtenu. Sachant qu’il faudra aussi tenir compte du coût nécessaire pour mettre en place une solution, il informe qu’un module modifié revient, à la pièce, à 6’000 frs.

M. Olivier Morand montre l’évolution de la situation : l’ancienne barrière tout d’abord, qui faisait 1 m de hauteur, la nouvelle actuellement en place, et les deux prototypes installés sur le pont.

Il mentionne qu’il existe un reliquat de la PR, et que l’installation de modules modifiés pourrait peut-être se faire dans ce cadre. Du côté du patrimoine, la CMNS (Commission des monuments, de la nature et des sites) n’a pas encore donné son avis sur les propositions de modification.

 4. Abaissement de la barrière

M. Vincent Schaller explique pourquoi il a déposé au Conseil municipal un projet de délibération (voir sur la site de la Ville PRD-187 A Le viaduc de la Jonction ne doit pas être une prison) demandant que la barrière soit refaite à la hauteur de 1m30.


Sur le fond, il estime que la réalisation effectuée est tout à fait insatisfaisante. Il est erroné d’opposer la vie et la vue : la vue depuis le pont fait elle-aussi partie de la vie. Quant à la manière, il ne peut accepter que le projet initial, celui d’une barrière de 1,30 m, élaboré par les services de la Ville, adopté par le Conseil municipal et validé par les CFF, ait été abandonné suite à la requête de Stop suicide, par la seule décision de M. Pagani. Sa demande est donc que l’on revienne simplement à ce qui avait été décidé au départ.

La proposition de délibération a été discutée en commission (qui après avoir ajouté un amendement, l’a votée à l’unanimité, ainsi qu’on l’a appris quelques jours après ce débat du 12 juin [note du Forum]). Elle peut donc retourner assez vite au Conseil municipal pour que celui-ci effectue sa décision.

M. Schaller est très critique envers la manière dont M. Pagani a agi sur ce dossier. Si les choses s’étaient passées normalement, la barrière serait actuellement à 1,30 m, et ce serait de leur éventuel relèvement à 1,55 m que l’on serait en train de discuter. Il ne demande donc que le rétablissement du statu quo, et rappelle le principe de droit qui déclare qu’une personne en position de force sur un objet ne doit pas en tirer avantage.

M. Pagani répond qu’effectivement la barrière était prévue à 1m30, et que l’association Stop suicide est venu le voir en le rendant attentif à la problématique du suicide. Or par expérience, il sait les drames que provoque également pour l’entourage le fait que des personnes s’enlèvent la vie. L’installation d’un garde-corps à 1,55 m a fait l’objet d’une discussion et d’un accord avec les autres parties. Si on change maintenant la hauteur de cette barrière, on sera responsable de la non-mise aux normes et des risques relatifs au suicide.

 5. Elaboration d’un nouveau projet


Alain Dubois a pu constater qu’un certain nombre de personnes s’interrogent : mais pourquoi n’a-t-on pas réfléchi avant ? Il n’est donc peut-être pas inutile de rêver et de se dire qu’on pourrait-on recommencer à zéro et imaginer les choses autrement. Pour chercher de nouvelles pistes, il existe sans doute des solutions plus simples et plus avantageuses que le lancement d’un concours. On pourrait par exemple faire réfléchir sur ce dossier les étudiant·e·s des hautes écoles du quartier.

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